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Ce qui rend une cheminée durable
Une cheminée est un appareil de combustion intégré à la structure d’un bâtiment ; sa durabilité ne peut donc pas se résumer à une seule mention sur le bidon de combustible. Six dimensions comptent, et un choix réellement durable doit être performant sur chacune d’elles.
La première est le caractère renouvelable du combustible. Repousse-t-il à l’échelle d’une vie humaine, ou sa combustion libère-t-elle du carbone resté piégé pendant des millions d’années ? La deuxième concerne les émissions de combustion : ce qui sort réellement de la flamme, à la fois sous forme de gaz à effet de serre et de polluants. La troisième est la qualité de l’air intérieur, là où les cheminées se distinguent le plus nettement des autres appareils. La flamme partage la pièce avec les personnes qu’elle réchauffe ; ce qu’elle rejette dans cet espace compte donc autant que ce qu’elle rejette dans l’atmosphère.
La quatrième dimension est l’impact intrinsèque de l’installation. Une cheminée qui exige un conduit, un carneau, une arrivée de gaz et trois corps de métier agréés porte une empreinte matérielle et énergétique bien avant sa première flamme. La cinquième est la chaîne d’approvisionnement du combustible : la manière dont il arrive chez vous et l’infrastructure dont ce trajet dépend. La sixième est la réversibilité en fin de vie. La cheminée peut-elle être retirée, déplacée ou réaffectée sans laisser de cicatrices structurelles, ou le bâtiment a-t-il été modifié de façon permanente pour l’accueillir ?
Après plus de vingt ans passés à intégrer des cheminées dans des bâtiments, nous avons constaté que le critère qui fait trébucher la plupart des décisions n’est pas le combustible ; c’est ce que l’installation exige du mur qui se trouve derrière. Gardez les six critères à l’esprit. Ils constituent la grille d’évaluation de tout ce qui suit.